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Dix séances pour les personnes engagées

Pour les adultes que leur engagement pour le changement place dans des salles tendues et divisées, pour apprendre ensemble à nous comprendre, à nous relier par-delà nos différences et à rester stables sous la pression, afin de poursuivre notre engagement sans nous épuiser.

Si cela devient lourd, tourne-toi vers Prendre soin.

Avant la première séance

Bienvenue. Ce travail nous demande beaucoup. Ici, nous pouvons en poser une partie un moment et pratiquer ensemble.

Viens comme tu es, et prends ce qui t’aide.

Recipes for Wellbeing

De nombreuses mains de différentes couleurs de peau qui se rejoignent au centre d’un cercle

Commencer ici

Si tu animes les séances

Lis d’abord ci-dessous comment fonctionnent les séances, puis la séance qui précède la première. Chaque séance indique la leçon et les cartes sur lesquelles elle s’appuie, et leurs plans sont libres à télécharger et à adapter pour ton groupe.

Si tu participes

Lis l’accueil ci-dessus avant de commencer. Entre les séances, le journal de terrain est à toi, avant et après une conversation difficile.

Le parcours compte dix séances d’environ 75 minutes. Les huit séances du milieu s’appuient chacune sur une leçon de ce site, retravaillée pour les adultes.

Chacune s’ouvre sur une pratique de cinq minutes et un court exposé, puis consacre l’essentiel de son temps à la discussion et à l’activité principale.

Dans la semaine qui suit, chacun et chacune tente une petite expérience dans son propre engagement.

Puis nous retrouvons une ou deux personnes pairs pour donner du sens à ce qui s’est passé.

Tu peux passer n’importe quelle pratique de respiration ou de corps, sans avoir à donner de raison.

  1. La séance75 minutes ensemble
  2. Une expérienceUn petit essai dans ton propre travail
  3. Le cercle de pairsDeux ou trois personnes, pour y donner du sens
  4. Le journal de terrainUne note privée, avant et après
Chaque semaine fait un tour complet.

Une séance, 75 minutes

  1. La carte5 min
  2. Un court exposé10 min
  3. Discussion10 min
  4. L’activité30 min
  5. Réflexion privée10 min
  6. Clôture5 min
  7. Cinq minutes de marge5 min
  • La carte. Une pratique de cinq minutes pour arriver.
  • Un court exposé. L’idée derrière la séance.
  • Discussion. Des questions en binômes ou en petits groupes.
  • L’activité. Le cœur de la séance, sur un cas fictif ou un sujet léger.
  • Réflexion privée. Sur papier, ou dans le journal de terrain ci-dessous.
  • Clôture. Un mot ou une phrase de chaque personne.
  • Cinq minutes de marge. Parce que les séances débordent, et c’est très bien ainsi.

Pour une connexion faible

Avant la première séance

Des accords, des voies de soutien et un point de départ privé.

Un cercle de mains, chacune tenant le poignet de la suivante

Avant de commencer

Nos accords

Quand nous parlons de notre propre travail, nous devons nous mettre d’accord sur la façon d’accueillir ce qui est dit. Ces accords, et les voies de soutien qui les accompagnent, passent avant toute pratique.

  1. La carte5 min
  2. Un court exposé10 min
  3. Discussion10 min
  4. L’activité30 min
  5. Réflexion privée10 min
  6. Clôture5 min
  7. Cinq minutes de marge5 min

En ligne

Partager les accords de départ à l’écran et inviter à les modifier à voix haute ou dans le chat, jusqu’à ce que chacun et chacune puisse vivre avec. Convenir des règles pour les caméras et les sous-titres, nommer les voies de soutien, puis laisser dix minutes de calme, caméras facultatives, pour que chaque personne fasse la réflexion privée « Où j’en suis maintenant ».

Dans une salle

Écrire les accords sur un tableau à feuilles, les modifier ensemble et garder la feuille pour chaque séance.

Accords de départ

  1. Ce qui est dit ici reste ici, avec deux limites. Si quelqu’un est peut-être en grave danger, ou si une loi ou une obligation professionnelle impose de signaler quelque chose, la personne qui anime le dira, et le dira d’abord à la personne concernée, si c’est possible. Ce que l’on apprend ici peut sortir de la salle.
  2. Personne n’enregistre une séance, n’en fait de capture d’écran ni ne la transcrit. Merci de désactiver tout outil de prise de notes.
  3. Parle de ta propre expérience, et laisse de côté les noms et les détails permettant d’identifier toute autre personne.
  4. Passer son tour est toujours permis, sans avoir besoin de donner de raison.
  5. Les caméras sont facultatives, et les sous-titres restent activés pour toute personne qui le souhaite.
  6. Éloigne-toi dès que tu en as besoin, et reviens quand tu es prêt ou prête.
  7. Sois en désaccord avec les idées, et reste bienveillant envers les personnes.

Voies de soutien

Avant cette séance, la personne qui accueille le groupe, si le groupe en a une, nomme ses voies de soutien : qui contacter si quelqu’un va mal, au sein du groupe et en dehors, et comment joindre les secours d’urgence locaux. Inscris-les ici et garde-les à l’écran. Si ton groupe n’a pas d’organisation d’accueil, mettez-vous d’accord maintenant sur deux choses : une personne du groupe, qui n’est pas la personne qui anime, que chacun peut contacter ; et un service extérieur dans le pays de chaque personne. Un annuaire des lignes d’écoute de crise par pays se trouve sur findahelpline.com. Les menaces ou le harcèlement liés à ce travail dépassent ce que ces séances peuvent porter. Décidez ensemble à qui vous feriez confiance pour vous aider, et pour certains groupes, ce n’est pas la police. Personne ne peut promettre qu’un groupe ne compte aucune personne qui répéterait ce qui se dit. Ne dis que ce que tu serais à l’aise de voir répété.

Où vont les réponses. La réflexion « Où j’en suis maintenant » reste sur l’appareil de chaque personne et n’est jamais recueillie. Si ton groupe mène aussi une évaluation, elle est séparée, avec son propre consentement, et la personne qui accueille le groupe dit qui détient ces réponses. Ouvrir la réflexion.

Le court exposé : notes et sources
  • Un groupe apprend davantage quand chacun se sent en sécurité pour prendre la parole et se tromper devant les autres. Des accords construits ensemble au départ sont une façon d’y parvenir.Edmondson, A. (1999). Psychological safety and learning behavior in work teams. Administrative Science Quarterly, 44(2), 350 à 383. doi:10.2307/2666999
  • Les approches tenant compte des traumatismes placent d’abord la sécurité, le choix, la confiance et les décisions partagées. Elles impliquent aussi de ne presser personne de raconter des histoires difficiles, ce que ces séances évitent.Substance Abuse and Mental Health Services Administration (2014). SAMHSA's Concept of Trauma and Guidance for a Trauma-Informed Approach. HHS Publication No. (SMA) 14-4884. Rockville, MD: SAMHSA. Page de l’éditeur
  • Partager est toujours un choix, et reste toujours modeste. Chacun peut passer son tour, et rester silencieux, c’est aussi participer.
Animer cette séance

Se comprendre

Nous apprenons à connaître ce qui anime notre engagement et d’où viennent nos réactions sous pression.

Une personne debout sur un avion en papier, pointant devant elle, entourée d’idées et d’outils

Séance 1

À quoi sert notre engagement

Les longues campagnes et les victoires lentes peuvent brouiller ce à quoi sert notre effort. Regarder nos raisons montre lesquelles nous avons choisies et lesquelles nous avons ramassées en chemin.

  1. La carte5 min
  2. Un court exposé10 min
  3. Discussion10 min
  4. L’activité30 min
  5. Réflexion privée10 min
  6. Clôture5 min
  7. Cinq minutes de marge5 min

En ligne

En sous-groupes de trois, chaque personne ouvre le modèle d’échelle partagé, écrit une tâche sur le barreau du bas et demande trois fois « Pour quoi, au fond ? ». Repérer quels barreaux semblent choisis et lesquels viennent de la formation, de la famille ou de la culture de travail. De retour dans la salle principale, chaque personne tape seulement un barreau du haut dans le chat, et le groupe remarque où les échelles se rejoignent.

Dans une salle

Dessiner l’échelle sur papier et travailler par trois. Chaque personne partage un barreau du haut à voix haute, et le groupe remarque où des échelles différentes se rejoignent.

Le court exposé : notes et sources
  • Le but, ici, c’est ce à quoi sert notre effort, dans nos propres mots. C’est une direction que nous continuons de choisir, et elle peut changer.
  • La recherche sur le bien-être des adultes compte le sentiment d’avoir un but parmi les composantes du bien-être, aux côtés de bonnes relations et d’une certaine maîtrise sur sa propre vie.Ryff, C. D. (1989). Happiness is everything, or is it? Explorations on the meaning of psychological well-being. Journal of Personality and Social Psychology, 57(6), 1069 à 1081. doi:10.1037/0022-3514.57.6.1069
  • La théorie de l’autodétermination distingue les objectifs que nous poursuivons parce qu’ils comptent pour nous de ceux que nous poursuivons sous la pression ou pour être approuvés. Avec les premiers, on tient généralement plus longtemps, et on se sent mieux.Ryan, R. M., et Deci, E. L. (2000). Self-determination theory and the facilitation of intrinsic motivation, social development, and well-being. American Psychologist, 55(1), 68 à 78. doi:10.1037/0003-066X.55.1.68
  • Remarquer qu’une raison a été ramassée en chemin est une information utile. Personne n’a à y renoncer aujourd’hui.
Animer cette séance
Une personne à un bureau écrivant sur une feuille, une horloge au mur derrière elle

Séance 2

Regarder en arrière avec soin

Après une réunion difficile, il est facile de la rejouer pendant des jours ou de foncer directement vers la suite. Regarder en arrière avec soin nous permet d’apprendre d’un moment sans en faire un reproche.

  1. La carte5 min
  2. Un court exposé10 min
  3. Discussion10 min
  4. L’activité30 min
  5. Réflexion privée10 min
  6. Clôture5 min
  7. Cinq minutes de marge5 min

En ligne

Ouvrir le modèle partagé à trois cases (Moment, Question, Leçon retenue). En binômes dans un sous-groupe, s’exercer sur le cas fictif ci-dessous, puis travailler en privé, caméras facultatives, sur un moment à soi. Personne ne partage son propre moment. Poser des questions qui cherchent à comprendre, et laisser la leçon retenue être une information, une prochaine étape ou une demande d’aide. Choisir un petit moment, d’environ 3 sur 10 en difficulté. Garder les plus lourds pour un superviseur, un conseiller psychologique ou une personne de confiance.

Dans une salle

Plier une feuille en trois cases et s’exercer en binômes sur le cas fictif, puis en privé sur un moment à soi. Choisir un petit moment, d’environ 3 sur 10 en difficulté. Garder les plus lourds pour un superviseur, un conseiller psychologique ou une personne de confiance.

Le cas fictif. Choisis-en un qui ne se produit pas dans ton groupe en ce moment. Si l’un d’eux te touche de trop près, remplace-le ou inventes-en un plus léger.

  • Une proposition que tu as faite est balayée lors d’une réunion d’équipe.
  • Une réunion de quartier que tu as organisée attire quatre personnes.
  • Un financeur refuse une demande sur laquelle tu as passé des semaines.
  • Une cadre de service écoute ton idée et change de sujet.
Le court exposé : notes et sources
  • Revenir sur un moment difficile peut prendre deux chemins. La réflexion demande ce qui s’est passé et ce que nous pouvons en apprendre ; la rumination tourne autour des mêmes questions douloureuses.Trapnell, P. D., et Campbell, J. D. (1999). Private self-consciousness and the five-factor model of personality: Distinguishing rumination from reflection. Journal of Personality and Social Psychology, 76(2), 284 à 304. doi:10.1037/0022-3514.76.2.284
  • Une revue de ces recherches a montré que des questions concrètes et précises sur un événement aident généralement, tandis que des questions abstraites comme « pourquoi est-ce que ça m’arrive toujours ? » tendent à entretenir la détresse.Watkins, E. R. (2008). Constructive and unconstructive repetitive thought. Psychological Bulletin, 134(2), 163 à 206. doi:10.1037/0033-2909.134.2.163
  • Les trois cases donnent au regard en arrière une forme et une fin, pour que nous puissions apprendre d’un moment, puis le poser.
Animer cette séance
Trois personnes qui discutent sur des chaises, l’une penchée en avant pour écouter

Séance 3

La première histoire

Sous la pression, une première histoire comme « personne n’écoute » ou « tout repose sur moi » peut sembler être toute la vérité. Chercher ce qui est vrai aussi garde la perte en vue et peut montrer une autre voie.

  1. La carte5 min
  2. Un court exposé10 min
  3. Discussion10 min
  4. L’activité30 min
  5. Réflexion privée10 min
  6. Clôture5 min
  7. Cinq minutes de marge5 min

En ligne

En sous-groupes de trois, prendre le revers fictif ci-dessous et écrire la première histoire étroite dans un document partagé. Ajouter deux autres histoires que les faits soutiennent aussi, puis barrer toute histoire qui minimise la perte ou accuse la personne. Choisir l’histoire qui ouvre une prochaine étape réaliste, qui peut être de se reposer ou de ne rien faire pour l’instant.

Dans une salle

En petits groupes sur papier : la première histoire, deux autres que les faits soutiennent, barrer celles qui minimisent la perte, choisir celle qui offre une prochaine étape réaliste.

Le cas fictif. Choisis-en un qui ne se produit pas dans ton groupe en ce moment. Si l’un d’eux te touche de trop près, remplace-le ou inventes-en un plus léger.

  • Une motion soutenue par ton groupe est rejetée au vote.
  • Une pétition que tu as portée pendant des mois est ignorée par la mairie.
  • Une organisation partenaire se retire d’une campagne commune la semaine précédant son lancement.
  • Un vote syndical sur lequel tu as travaillé n’atteint pas la participation nécessaire.
Le court exposé : notes et sources
  • La réévaluation consiste à changer notre lecture d’une situation, ce qui peut changer ce que nous ressentons. Dans le modèle de la régulation émotionnelle de Gross, elle agit tôt, avant qu’une réaction ne soit pleinement formée.Gross, J. J. (1998). The emerging field of emotion regulation: An integrative review. Review of General Psychology, 2(3), 271 à 299. doi:10.1037/1089-2680.2.3.271
  • Dans des études sur les habitudes quotidiennes, les personnes qui réévaluent plus souvent rapportent davantage d’émotions positives et des relations plus proches que celles qui retiennent surtout leurs émotions.Gross, J. J., et John, O. P. (2003). Individual differences in two emotion regulation processes: Implications for affect, relationships, and well-being. Journal of Personality and Social Psychology, 85(2), 348 à 362. doi:10.1037/0022-3514.85.2.348
  • Un recadrage qui nie une perte réelle fait du mal : c’est pourquoi l’activité barre ces histoires et garde la perte en vue.
Animer cette séance

Créer du lien

Nous nous exerçons à bien écouter et à rester curieux, surtout avec des personnes qui voient les choses autrement.

Deux personnes assises ensemble, l’une écoutant attentivement pendant que l’autre parle

Séance 4

Écouter jusqu’au bout

Dans une salle tendue, nous écoutons souvent en préparant notre réponse. Redire ce que nous avons entendu montre aux gens qu’ils ont été compris, même quand nous ne sommes pas d’accord.

  1. La carte5 min
  2. Un court exposé10 min
  3. Discussion10 min
  4. L’activité30 min
  5. Réflexion privée10 min
  6. Clôture5 min
  7. Cinq minutes de marge5 min

En ligne

En sous-groupes de deux, une personne parle pendant 90 secondes d’un moment de travail léger pendant que l’autre écoute sans conseiller ni orienter. La personne qui écoute redit une phrase qui commence par « Ce que j’ai entendu, c’est... », et celle qui parle peut la corriger. Dans un deuxième tour, prendre une question peu sensible sur laquelle les avis diffèrent et redire l’autre point de vue sans argumenter. Les caméras peuvent rester éteintes ; redire à voix haute ou dans le chat du sous-groupe.

Dans une salle

La même chose en binômes, face à face ou côte à côte, comme c’est le plus confortable.

Le cas fictif. Choisis-en un qui ne se produit pas dans ton groupe en ce moment. Si l’un d’eux te touche de trop près, remplace-le ou inventes-en un plus léger.

  • Combien de temps devraient durer les réunions.
  • S’il est juste d’envoyer des courriels après 19 h.
  • S’il vaut mieux se réunir en ligne ou en personne.
Le court exposé : notes et sources
  • Dans des expériences, les personnes qui parlaient et étaient bien écoutées, avec attention et sans jugement, défendaient leurs propres opinions de façon moins défensive et plus nuancée.Itzchakov, G., Kluger, A. N., et Castro, D. R. (2017). I am aware of my inconsistencies but can tolerate them: The effect of high quality listening on speakers' attitude ambivalence. Personality and Social Psychology Bulletin, 43(1), 105 à 120. doi:10.1177/0146167216675339
  • Dans une expérience de terrain menée aux États-Unis, des personnes formées au porte-à-porte, qui écoutaient sans juger et échangeaient des histoires personnelles, ont fait évoluer les opinions sur un sujet controversé, et ce changement était toujours là trois mois plus tard. C’était une seule étude, avec un but de persuasion : nous nous en servons donc comme d’une raison d’essayer l’écoute, et ne promettons rien de plus.Broockman, D., et Kalla, J. (2016). Durably reducing transphobia: A field experiment on door-to-door canvassing. Science, 352(6282), 220 à 224. doi:10.1126/science.aad9713
  • Redire ce que nous avons entendu est un petit acte vérifiable : la personne qui parle peut nous dire si nous avons bien compris.
Animer cette séance
Une personne pensive, entourée de grands points d’interrogation

Séance 5

Sous la première réponse

Dans les débats polarisés, nous décidons souvent pourquoi les gens s’opposent à nous avant de le leur demander. De vraies questions montrent davantage leur façon de voir et l’endroit où une vraie conversation pourrait commencer.

  1. La carte5 min
  2. Un court exposé10 min
  3. Discussion10 min
  4. L’activité30 min
  5. Réflexion privée10 min
  6. Clôture5 min
  7. Cinq minutes de marge5 min

En ligne

Prendre le différend fictif ci-dessous. Chaque personne écrit, en privé, sa première explication du point de vue avec lequel elle n’est pas d’accord, puis passe trois minutes à n’écrire que des questions. Sur un tableau blanc partagé, séparer les questions de surface des questions de fond sur les causes, le pouvoir et les présupposés. En sous-groupes de trois, examiner une question de fond depuis deux positions, la sienne et celle de l’autre.

Dans une salle

La même chose avec des notes adhésives sur un mur, et des groupes de trois debout devant.

Le cas fictif. Choisis-en un qui ne se produit pas dans ton groupe en ce moment. Si l’un d’eux te touche de trop près, remplace-le ou inventes-en un plus léger.

  • Une ville se dispute sur la fermeture d’une rue devant une école.
  • Une grande ville se dispute sur le déplacement d’un marché pour faire place à des logements.
  • Un village se dispute sur la vente de terres communales.
  • Un hôpital se dispute sur la modification de ses horaires de travail.
Le court exposé : notes et sources
  • Nous avons tendance à expliquer les actes des autres par leur caractère et les nôtres par les circonstances. Ross a appelé cela l’erreur fondamentale d’attribution.Ross, L. (1977). The intuitive psychologist and his shortcomings: Distortions in the attribution process. Advances in Experimental Social Psychology, 10, 173 à 220. doi:10.1016/S0065-2601(08)60357-3
  • Dans des expériences de conversation, les personnes qui posaient davantage de questions de relance étaient plus appréciées par leurs interlocuteurs.Huang, K., Yeomans, M., Brooks, A. W., Minson, J., et Gino, F. (2017). It doesn't hurt to ask: Question-asking increases liking. Journal of Personality and Social Psychology, 113(3), 430 à 452. doi:10.1037/pspi0000097
  • Écrire notre première explication, puis la mettre de côté, aide à remarquer quand une question est en réalité une affirmation.
Animer cette séance
Un groupe de personnes assises en cercle sur des chaises, en train de discuter

Séance 6

Place à chaque voix

Les réunions tendues favorisent souvent les personnes les plus rapides et les plus bruyantes. De petits gestes d’animation, comme une question ouverte ou un court silence, peuvent faire place à toutes les autres.

  1. La carte5 min
  2. Un court exposé10 min
  3. Discussion10 min
  4. L’activité30 min
  5. Réflexion privée10 min
  6. Clôture5 min
  7. Cinq minutes de marge5 min

En ligne

En sous-groupes de quatre ou cinq, décider de quelque chose qui implique de vrais compromis, à partir du cas fictif ci-dessous. Chaque personne dispose d’un budget de parole de trois tours, qu’elle suit elle-même. Une personne qui anime pose des questions ouvertes, laisse de courts silences et vérifie quel point de vue manque. De retour dans la salle principale, parler du pouvoir, du temps de parole et de qui a été crédité pour les idées. Parler de la dynamique, sans viser aucune personne présente dans la salle.

Dans une salle

Des groupes de quatre ou cinq autour d’une table, avec trois jetons chacun à dépenser pour parler. Parler de la dynamique, sans viser aucune personne présente dans la salle.

Le cas fictif. Choisis-en un qui ne se produit pas dans ton groupe en ce moment. Si l’un d’eux te touche de trop près, remplace-le ou inventes-en un plus léger.

  • Comment un petit collectif de quartier dépense une modeste subvention.
  • Laquelle de trois campagnes une coalition place en priorité cette année.
  • Comment une équipe de clinique se répartit un planning que personne n’aime.
  • Si un club de jeunes consacre son budget à des sorties ou à du personnel.
Le court exposé : notes et sources
  • Woolley et ses collègues ont constaté que les groupes où la parole était répartie plus également avaient tendance à mieux réussir une série de courtes tâches en laboratoire que les groupes dominés par quelques voix.Woolley, A. W., Chabris, C. F., Pentland, A., Hashmi, N., et Malone, T. W. (2010). Evidence for a collective intelligence factor in the performance of human groups. Science, 330(6004), 686 à 688. doi:10.1126/science.1193147
  • Edmondson a constaté que les équipes dont les membres se sentaient en sécurité pour prendre la parole et prendre de petits risques les uns envers les autres apprenaient davantage de leurs erreurs.Edmondson, A. (1999). Psychological safety and learning behavior in work teams. Administrative Science Quarterly, 44(2), 350 à 383. doi:10.2307/2666999
  • Des gestes d’animation comme une pause avant de décider, ou demander qui n’a pas encore parlé, sont de petites façons de partager le temps de parole. Qui détient le pouvoir dans la salle continue de déterminer qui parle.
Animer cette séance

Se réguler sous le stress

Nous apprenons à reconnaître nos premiers signes de stress et à rester ancrés quand une salle se tend.

Un arc-en-ciel au-dessus de collines grises et d’une eau calme après un orage

Séance 7

Rester avec un moment difficile

Une question hostile ou une réponse méprisante peut faire monter une forte envie de riposter ou de se fermer. Se rappeler que les émotions changent nous laisse la place de choisir notre prochaine étape, et de demander du soutien, sans aggraver les choses.

  1. La carte5 min
  2. Un court exposé10 min
  3. Discussion10 min
  4. L’activité30 min
  5. Réflexion privée10 min
  6. Clôture5 min
  7. Cinq minutes de marge5 min

En ligne

En sous-groupes de trois, prendre le moment difficile fictif ci-dessous et esquisser, dans un document partagé, comment l’émotion pourrait évoluer au cours de l’heure suivante. Au point le plus dur, ajouter une chose à faire seul, une personne vers qui se tourner et une façon de prendre de la distance. Repérer toute réaction qui pourrait aggraver les choses, comme une réponse rapide en ligne, et la retravailler sans juger l’impulsion.

Dans une salle

En petits groupes sur une grande feuille : l’heure comme une ligne, le pic marqué, trois façons de le traverser.

Le cas fictif. Choisis-en un qui ne se produit pas dans ton groupe en ce moment. Si l’un d’eux te touche de trop près, remplace-le ou inventes-en un plus léger.

  • Une question hostile après une intervention.
  • Une réponse méprisante d’une personne qui décide, avec toute ton équipe en copie.
  • Des insultes dans les commentaires sous une publication sur ton travail.
  • Un ou une collègue dit, devant d’autres, que ton travail est naïf.

Saute « Des insultes dans les commentaires » si quelqu’un dans le groupe a subi du harcèlement ou des menaces en ligne.

Le court exposé : notes et sources
  • Dans la thérapie comportementale dialectique, la tolérance à la détresse consiste à traverser un moment douloureux sans l’aggraver, surtout quand sa cause ne peut pas être réglée tout de suite. Ces séances empruntent une idée à cette thérapie. Elles ne l’enseignent pas.Linehan, M. M. (2015). DBT Skills Training Manual (2e édition). New York: Guilford Press. Page de l’éditeur
  • Les émotions changent avec le temps. Dans une étude par journal quotidien, certaines émotions passaient en quelques minutes ou quelques heures, tandis que d’autres, comme la tristesse, duraient plus longtemps, surtout quand les personnes ressassaient l’événement.Verduyn, P., et Lavrijsen, S. (2015). Which emotions last longest and why: The role of event importance and rumination. Motivation and Emotion, 39(1), 119 à 127. doi:10.1007/s11031-014-9445-y
  • Cette séance porte sur le fait de traverser l’heure qui vient. Si une émotion ne bouge pas, ou revient sans cesse, c’est une raison de chercher davantage de soutien, et personne ne devrait la porter sans soutien.
Animer cette séance
Trois personnes sur des chaises, l’une posant la main sur l’épaule d’une autre

Séance 8

Un prochain pas plus stable

Dans un échange houleux, la réaction suivante peut sembler immédiate. Une courte pause et un soutien prévu à l’avance nous donnent davantage de prise sur ce qui se passe ensuite.

  1. La carte5 min
  2. Un court exposé10 min
  3. Discussion10 min
  4. L’activité30 min
  5. Réflexion privée10 min
  6. Clôture5 min
  7. Cinq minutes de marge5 min

En ligne

Parcourir ensemble STOPP sur l’échange houleux fictif ci-dessous, avec les étapes à l’écran. Puis construire un menu commun sur un tableau blanc, en trois colonnes : ce que nous pouvons faire seuls, qui peut aider et ce que le cadre pourrait changer. Laisser le tableau ouvert pour que le groupe puisse le compléter entre les séances.

Dans une salle

La même chose sur un tableau à feuilles, photographié à la fin pour que le groupe garde le menu.

Le cas fictif. Choisis-en un qui ne se produit pas dans ton groupe en ce moment. Si l’un d’eux te touche de trop près, remplace-le ou inventes-en un plus léger.

  • Un échange houleux lors d’une consultation publique.
  • Un appel tendu avec un ou une responsable au sujet d’un projet que tu mènes.
  • Une dispute dans une discussion de groupe qui déborde sur une réunion.
  • Un échange crié devant un stand ou sur le pas d’une porte.
Le court exposé : notes et sources
  • Décider à l’avance de ce que nous ferons quand un moment précis arrivera (« si cela arrive, alors je... ») rend le plan plus susceptible d’être appliqué.Gollwitzer, P. M. (1999). Implementation intentions: Strong effects of simple plans. American Psychologist, 54(7), 493 à 503. doi:10.1037/0003-066X.54.7.493
  • La recherche sur l’épuisement professionnel décrit l’épuisement comme une réponse aux conditions de travail, comme la charge, le manque de maîtrise et l’injustice, autant qu’à tout facteur personnel. C’est pourquoi le menu a une colonne pour ce que le cadre pourrait changer.Maslach, C., et Leiter, M. P. (2016). Understanding the burnout experience: Recent research and its implications for psychiatry. World Psychiatry, 15(2), 103 à 111. doi:10.1002/wps.20311
  • STOPP est une courte routine de pause issue de supports d’auto-assistance en thérapie cognitive et comportementale. C’est une façon de se laisser de la place avant de répondre, et elle ne conviendra pas à tous les moments.
Animer cette séance

Après la huitième séance

Un avant et maintenant privé, et ce que le groupe poursuit.

Des mains dessinant un chemin sinueux sur une grande feuille de papier

Après la huitième séance

Regarder en arrière ensemble

Le changement se voit mieux quand on regarde en arrière exprès. Cette séance donne à chaque personne un avant et maintenant privé, et au groupe l’occasion de nommer ce qu’il va poursuivre.

  1. La carte5 min
  2. Un court exposé10 min
  3. Discussion10 min
  4. L’activité30 min
  5. Réflexion privée10 min
  6. Clôture5 min
  7. Cinq minutes de marge5 min

En ligne

Laisser quinze minutes de calme, caméras facultatives, pour que chaque personne refasse la réflexion privée et lise son propre avant et maintenant. En sous-groupes de trois, partager une chose que l’on va continuer à pratiquer, si on le souhaite. De retour ensemble, recueillir des suggestions pour le prochain groupe dans un document partagé, sans signature.

Dans une salle

La même chose, avec une feuille au mur pour les suggestions non signées.

Où vont les réponses. Ton avant et maintenant reste sur ton propre appareil et personne d’autre ne le voit. Si ton groupe mène une évaluation, elle est séparée, avec son propre consentement, et ses réponses vont là où la personne qui accueille le groupe l’a indiqué. Ouvrir la réflexion.

La récolte

Deux façons pour un groupe de rassembler ce qu’il a appris ensemble. La personne qui accueille le groupe, ou celle qui prévoit son évaluation, choisit l’une des deux ou aucune.

  • Cartographie des effets d’entraînement environ 30 min

    Dessiner ensemble une carte qui part des séances vers l’extérieur : ce que chaque personne a essayé, ce qui a changé dans son propre travail, et ce qui a changé ensuite pour d’autres personnes. Chacun peut compléter la carte, et personne n’y est obligé.

    Chazdon, S., Emery, M., Hansen, D., Higgins, L., et Sero, R. (dir.) (2017). A field guide to ripple effects mapping. University of Minnesota Libraries Publishing. Page de l’éditeur
  • Récits du changement le plus significatif environ 30 min

    Par groupes de trois, les personnes qui le souhaitent racontent le changement de ces dernières semaines qui compte le plus pour elles, et pourquoi. Celles qui le souhaitent peuvent proposer un récit à garder, avec l’accord de la personne qui l’a raconté. Aucun récit n’est placé au-dessus d’un autre.

    Davies, R., et Dart, J. (2005). The 'Most Significant Change' (MSC) technique: a guide to its use. Page de l’éditeur

Avant et maintenant. Avant la récolte, chaque personne lit seule son propre avant et maintenant tiré de « Où j’en suis maintenant ». Il reste à elle, et personne ne demande ce qu’il contient. Ouvrir ton avant et maintenant.

Tout ce qui est dit pendant la récolte est dit par choix. Laisse de côté les noms et les détails concernant toute autre personne.

L’évaluation propre à ton groupe. Si ton groupe mène sa propre évaluation après ces séances, la personne qui l’accueille en partage le lien. Elle se trouve en dehors de ce site, avec son propre consentement, et rien ici ne l’alimente.

Le court exposé : notes et sources
  • Kolb a décrit l’apprentissage par l’expérience comme un cycle : agir, réfléchir, donner du sens et essayer à nouveau. La boucle hebdomadaire de ces séances suit cette forme.Kolb, D. A. (1984). Experiential Learning: Experience as the Source of Learning and Development. Englewood Cliffs, NJ: Prentice Hall. ISBN 9780132952613
  • L’épuisement est souvent signalé chez les personnes qui travaillent pour le changement social, et il est lié à la culture des groupes dans lesquels elles agissent autant qu’au travail lui-même. Prendre soin les uns des autres fait partie du travail.Chen, C. W., et Gorski, P. C. (2015). Burnout in social justice and human rights activists: Symptoms, causes and implications. Journal of Human Rights Practice, 7(3), 366 à 390. doi:10.1093/jhuman/huv011
  • Un avant et maintenant privé est une trace pour toi seul ou seule. Il ne mesure rien des séances, et ne dit rien de qui a bien ou mal réussi.
Animer cette séance

Modules facultatifs

Cinq séances de plus qu’un groupe peut ajouter là où il en a besoin. Chacune garde la même forme de 75 minutes et s’appuie sur des pratiques du cadre Wholebeing. Ajoutes-en une, deux ou aucune. Ne propose le module sur le deuil qu’après que le groupe s’est réuni au moins quatre fois.

Des personnes assises en cercle autour d’un petit feu, à l’écoute les unes des autres

Facultatif, après la séance 3

Des récits qui construisent la confiance

Une grande partie de ce travail demande aux gens de nous faire confiance avant que nous l’ayons méritée, et de se faire confiance les uns les autres de part et d’autre d’une table. Raconter une histoire d’avant le moment où nous savions comment elle finirait permet aux autres de nous rencontrer tels que nous étions, incertains et essayant malgré tout.

Il s’insère après la séance 3, La première histoire, et garde les mêmes 75 minutes : une carte pour arriver, un court exposé, l’activité, une réflexion privée et une clôture.

En ligne

Chaque personne prend huit minutes de calme avec la pratique du cadre « Avant de connaître la fin » et écrit quelques lignes sur un moment de son travail où elle ne savait pas encore comment les choses tourneraient. En sous-groupes de trois, celles et ceux qui le souhaitent lisent leurs lignes à voix haute, sans la leçon qu’ils en ont tirée. Les personnes qui écoutent redisent une chose qu’elles ont remarquée chez la personne, sans conseil. De retour dans la salle principale, le groupe parle de ce que cela fait d’être entendu avant la fin heureuse.

Dans une salle

Écrire sur papier, puis s’asseoir par trois. Lire à voix haute est un choix, et passer son tour est toujours possible. Les personnes qui écoutent renvoient une chose qu’elles ont remarquée, sans conseil.

Le court exposé : notes et sources
  • Une histoire racontée depuis le milieu, avant que nous connaissions la fin, invite les autres à entrer. Elle montre ce qui comptait pour nous et ce que nous avons risqué.
  • Des recherches sur les équipes ont montré que là où les gens pensent pouvoir prendre sans danger de petits risques relationnels, ils posent davantage de questions et apprennent davantage les uns des autres.Edmondson, A. (1999). Psychological safety and learning behavior in work teams. Administrative Science Quarterly, 44(2), 350 à 383. doi:10.2307/2666999
  • Revenir sur une expérience et mettre des mots dessus est l’une des façons dont les adultes apprennent de ce qu’ils ont vécu.Kolb, D. A. (1984). Experiential Learning: Experience as the Source of Learning and Development. Englewood Cliffs, NJ: Prentice Hall. ISBN 9780132952613

À discuter

  • Dans ton travail, qui t’a fait confiance avant que tu l’aies méritée ?
  • Qu’est-ce qui t’aide à raconter une histoire qui n’est pas encore finie ?

Ce qu’il faut avoir sous la main

  • Un lien vers la pratique du cadre, ou du papier et des stylos
  • Un minuteur pour les sous-groupes
Des personnes qui se retrouvent autour d’une table commune après un désaccord

Facultatif, après la séance 6

Rester dans la salle quand nous sommes en désaccord

Les coalitions réunissent des personnes qui veulent le même changement pour des raisons différentes, et certains désaccords reviennent sans cesse. S’avancer vers la tension, petit à petit, nous aide à voir ce qui nous tient encore ensemble.

Il s’insère après la séance 6, Place à chaque voix, et garde les mêmes 75 minutes : une carte pour arriver, un court exposé, l’activité, une réflexion privée et une clôture.

En ligne

Utiliser un désaccord fictif dans un groupe militant, par exemple deux membres qui veulent consacrer le même petit budget à des actions différentes. En sous-groupes de trois, une personne parle pour chaque camp et la troisième écoute et redit ce qui compte pour chaque camp. Échanger les rôles une fois. De retour dans la salle principale, le groupe nomme ce que les deux camps ont en commun. Ensuite, chacun peut essayer « Aller vers la tension » ou « La tension tient la tresse » de son côté, avec un désaccord de sa propre vie gardé privé.

Dans une salle

Travailler par trois sur le même cas fictif, sur papier. Garder tout désaccord réel présent dans la salle hors de l’activité, et seulement pour la pratique privée qui suit.

Le cas fictif. Choisis-en un qui ne se produit pas dans ton groupe en ce moment. Si l’un d’eux te touche de trop près, remplace-le ou inventes-en un plus léger.

  • Un groupe militant divisé sur la façon de dépenser une petite subvention.
  • Deux soignants en désaccord sur l’opportunité de parler à la presse.
  • Un réseau où les nouveaux membres ont l’impression que les fondateurs décident de tout.
Le court exposé : notes et sources
  • Un désaccord qui revient sans cesse porte souvent quelque chose qui compte pour les deux camps. Le nommer peut compter davantage que le régler aujourd’hui.
  • Nous avons tendance à expliquer les actes des autres par leur caractère et les nôtres par notre situation, ce qui fait paraître l’autre camp pire qu’il ne l’est.Ross, L. (1977). The intuitive psychologist and his shortcomings: Distortions in the attribution process. Advances in Experimental Social Psychology, 10, 173 à 220. doi:10.1016/S0065-2601(08)60357-3
  • Dans des expériences, les personnes qui parlaient et étaient bien écoutées en venaient à nuancer davantage leurs propres opinions et à être plus à l’aise avec leurs sentiments partagés.Itzchakov, G., Kluger, A. N., et Castro, D. R. (2017). I am aware of my inconsistencies but can tolerate them: The effect of high quality listening on speakers' attitude ambivalence. Personality and Social Psychology Bulletin, 43(1), 105 à 120. doi:10.1177/0146167216675339

À discuter

  • Qu’est-ce qui t’aide à rester dans une conversation qui devient difficile ?
  • Où, dans ce travail, un désaccord a-t-il rendu le travail plus solide ?

Ce qu’il faut avoir sous la main

  • Les cas fictifs, partagés à l’écran ou imprimés
  • Un minuteur pour les échanges de rôles
Une roue montrant les parts de la vie sur lesquelles l’épuisement tire

Facultatif, après la séance 2

Faire durer l’engagement

L’épuisement est souvent signalé dans ce travail, et il est souvent inscrit dans la façon dont le travail est organisé. Dire un non simple, et laisser d’autres porter une partie de la charge, fait partie de ce qui permet à un mouvement de durer.

Il s’insère après la séance 2, Regarder en arrière avec soin, et garde les mêmes 75 minutes : une carte pour arriver, un court exposé, l’activité, une réflexion privée et une clôture.

En ligne

Chaque personne dessine une carte rapide de ce qu’elle porte ce mois-ci, sans que personne d’autre ne la voie. Puis prendre dix minutes de calme avec « Oser le non » ou « En confier une part ». En sous-groupes de trois, chaque personne partage une phrase sur une partie de la charge qu’elle pourrait poser ou partager, si elle le souhaite. De retour dans la salle principale, le groupe parle de ce qui, dans ses propres façons de travailler, rend difficile de dire non.

Dans une salle

Dessine la carte sur papier et garde-la pour toi. Partage une phrase par trois si tu le souhaites, ou passe ton tour.

Le court exposé : notes et sources
  • Le repos et les limites font partie du travail lui-même. Un mouvement qui repose sur quelques personnes qui donnent tout finit par perdre ces personnes.
  • Des militants décrivent un épuisement qui vient de la culture de leurs propres groupes autant que du monde extérieur, y compris l’idée que tenir à une cause signifie ne jamais s’arrêter.Chen, C. W., et Gorski, P. C. (2015). Burnout in social justice and human rights activists: Symptoms, causes and implications. Journal of Human Rights Practice, 7(3), 366 à 390. doi:10.1093/jhuman/huv011
  • La recherche sur l’épuisement professionnel pointe des décalages entre les personnes et leur travail, comme trop de choses à faire et trop peu de prise, bien plus qu’une faiblesse personnelle.Maslach, C., et Leiter, M. P. (2016). Understanding the burnout experience: Recent research and its implications for psychiatry. World Psychiatry, 15(2), 103 à 111. doi:10.1002/wps.20311

À discuter

  • Qu’est-ce qui changerait si ton groupe traitait le repos comme une partie du plan ?
  • À qui pourrais-tu confier quelque chose, et qu’est-ce qui t’en empêche ?

Ce qu’il faut avoir sous la main

  • Du papier et des stylos pour une carte privée
  • Un lien vers les pratiques du cadre
Trois personnes debout ensemble, les yeux fermés, tenant chacune une bougie allumée

Facultatif, après la séance 7 Uniquement en privé

Le deuil de l’avenir que nous attendions

Les personnes qui travaillent pour le changement portent souvent le deuil d’un avenir qu’elles espéraient et sur lequel elles ne peuvent plus compter. Cette séance donne à ce deuil un endroit calme. Tout ce qui y est personnel reste privé.

Avant de proposer cette séance

Cette séance est facultative, et chacune de ses parties l’est aussi. Propose-la uniquement à un groupe qui a établi ses accords lors de la séance 0 et qui s’est réuni au moins quatre fois.

Préviens les personnes au moins une semaine avant, dans l’invitation : ce qu’est la séance, qu’elle est facultative, et que personne n’a besoin de dire pourquoi il ne vient pas. Ne note pas qui est présent. Elle ne s’adresse pas aux personnes qui ont perdu un proche ces derniers mois, à celles qui vivent la guerre, un déplacement forcé ou une menace active, ni aux personnes en crise. Elle ne remplace ni une thérapie ni un accompagnement du deuil.

Ne propose pas cette séance si des responsables hiérarchiques, ou toute personne ayant du pouvoir sur les autres, sont dans la salle. Ne la mène pas si tu vis toi-même un deuil récent. Mène-la avec une deuxième personne qui anime.

Rien de personnel n’est partagé à voix haute, en sous-groupe ou dans le chat. Chaque personne travaille seule, et personne n’est interrogé sur ce qu’il a écrit.

Nomme les voies de soutien du groupe au début. Après la séance, reste dix minutes. Écoute, remercie toute personne qui vient te voir, et oriente-la vers ses voies de soutien. N’essaie pas de jouer le rôle de conseiller psychologique.

Chacun peut s’éloigner à tout moment sans dire pourquoi. Si tu t’inquiètes pour quelqu’un, suis les voies de soutien de ton groupe. Si une personne est en danger immédiat, contacte les services d’urgence locaux.

Il s’insère après la séance 7, Rester avec un moment difficile, et garde les mêmes 75 minutes : une carte pour arriver, un court exposé, l’activité, une réflexion privée et une clôture.

En ligne

Après les notes sur le soin, chaque personne prend quinze minutes de calme seule, caméra éteinte si elle le souhaite, avec la pratique du cadre « La vie que tu tenais pour acquise », ou avec du papier et un stylo. C’est une écriture privée : rien n’est lu à voix haute et rien n’est recueilli. Puis la personne qui anime propose un court moment de silence ensemble, et chaque personne peut taper dans le chat un mot neutre sur l’état dans lequel elle repart, comme fatigué ou stable, ou passer son tour. En ligne, reste dans l’appel, micro coupé, et surveille les messages privés. Dis aux personnes qu’elles peuvent t’écrire à tout moment.

Dans une salle

Donner à chaque personne du papier, de l’espace et du temps seule. Rien n’est lu à voix haute ni remis, et chacun peut emporter ce qu’il a écrit ou le déchirer. Clore avec une minute de silence et un mot neutre par personne, ou un passage de tour. Prévoir des mouchoirs, dire que chacun peut sortir et revenir, et avoir une deuxième personne qui anime et peut sortir avec quiconque a besoin de s’éloigner.

Le court exposé : notes et sources
  • Le deuil d’un avenir que nous attendions est une vraie perte, même quand rien de visible pour les autres ne s’est encore produit.
  • Dans une étude par journal quotidien d’événements de la vie courante, la tristesse durait plus longtemps que la plupart des émotions, et plus longtemps encore quand l’événement comptait beaucoup. Un deuil qui revient n’est pas le signe que tu t’y prends mal.Verduyn, P., et Lavrijsen, S. (2015). Which emotions last longest and why: The role of event importance and rumination. Motivation and Emotion, 39(1), 119 à 127. doi:10.1007/s11031-014-9445-y
  • Des chercheurs ont nommé le deuil écologique : le deuil de pertes touchant des lieux, des espèces et des modes de vie, y compris des pertes encore à venir.Cunsolo, A., et Ellis, N. R. (2018). Ecological grief as a mental health response to climate change-related loss. Nature Climate Change, 8(4), 275 à 281. doi:10.1038/s41558-018-0092-2
  • Une approche tenant compte des traumatismes place d’abord la sécurité et le choix : c’est pourquoi tout, dans cette séance, est facultatif et privé.Substance Abuse and Mental Health Services Administration (2014). SAMHSA's Concept of Trauma and Guidance for a Trauma-Informed Approach. HHS Publication No. (SMA) 14-4884. Rockville, MD: SAMHSA. Page de l’éditeur

Ce qu’il faut avoir sous la main

  • Du papier et des stylos, ou un lien vers la pratique du cadre
  • Les voies de soutien de ton groupe, prêtes à être nommées
  • Dix minutes libres après la séance
Une roue montrant comment le pouvoir et les privilèges se répartissent dans un groupe

Facultatif, après la séance 8

De l’influence dans les systèmes où nous travaillons

Le changement se produit aussi dans les salles où nous siégeons déjà : qui est crédité, qui est entendu et comment un problème est cadré. De petits gestes à cet endroit finissent par former un autre système.

Il s’insère après la séance 8, Un prochain pas plus stable, et garde les mêmes 75 minutes : une carte pour arriver, un court exposé, l’activité, une réflexion privée et une clôture.

En ligne

Utiliser une réunion d’équipe fictive où l’idée d’un ou d’une collègue moins expérimenté est ignorée, puis reprise plus tard par une personne plus haut placée. En sous-groupes de trois, prévoir deux petits gestes : reconnaître le mérite de ce ou cette collègue quand il ou elle n’est pas dans la salle, et recadrer le problème pour que davantage de personnes puissent agir dessus. De retour dans la salle principale, chaque sous-groupe partage un geste. Ensuite, chacun peut essayer « Reconnaître en son absence », « Mêmes faits, autre posture » ou « Là où le silence coûte moins cher » de son côté.

Dans une salle

Travailler par trois sur la même réunion fictive, sur papier, et partager un geste avec la salle.

Le cas fictif. Choisis-en un qui ne se produit pas dans ton groupe en ce moment. Si l’un d’eux te touche de trop près, remplace-le ou inventes-en un plus léger.

  • Une réunion d’équipe dans une clinique où l’idée d’une infirmière est ignorée.
  • Un appel de préparation de campagne où les trois mêmes personnes parlent toujours en premier.
  • Une réunion du personnel d’un établissement scolaire où l’inquiétude d’une assistante n’est entendue que lorsqu’un responsable la répète.
Le court exposé : notes et sources
  • Les systèmes sont faits d’habitudes quotidiennes, comme qui parle en premier et à qui une idée est attribuée. Les habitudes peuvent être changées par les personnes qui les vivent de l’intérieur.
  • Les groupes où la parole était répartie plus également réussissaient mieux une série de courtes tâches en laboratoire.Woolley, A. W., Chabris, C. F., Pentland, A., Hashmi, N., et Malone, T. W. (2010). Evidence for a collective intelligence factor in the performance of human groups. Science, 330(6004), 686 à 688. doi:10.1126/science.1193147
  • Dans une expérience de terrain, des conversations d’environ dix minutes où les personnes faisant du porte-à-porte écoutaient et échangeaient des histoires ont changé les opinions sur un sujet controversé pendant des mois.Broockman, D., et Kalla, J. (2016). Durably reducing transphobia: A field experiment on door-to-door canvassing. Science, 352(6282), 220 à 224. doi:10.1126/science.aad9713

À discuter

  • Dans ton cadre de travail, quel travail reste sans nom ?
  • Quelle petite habitude de ton groupe aimerais-tu le plus changer ?

Ce qu’il faut avoir sous la main

  • Les cas fictifs, partagés à l’écran ou imprimés
  • Un lien vers les pratiques du cadre
Dis-nous comment s’est passée une séance

Ton courriel s’ouvre avec le nom de la séance que tu choisis dans l’objet, et rien n’est envoyé tant que tu ne l’envoies pas. Une personne lit ces messages.

Ou écris à info@recipesforwellbeing.org

Figer une version pour ton groupe

Ces séances évoluent à mesure que nous apprenons des groupes qui les utilisent. Si ton groupe a besoin qu’elles restent exactement telles qu’elles étaient au début, pour une évaluation ou un rapport, utilise une version datée. Une version datée ne change jamais.

Partage le lien de ta version avec ton groupe, et elle restera identique aussi longtemps que tu en auras besoin. Les cartes et leçons de classe vers lesquelles elle renvoie sont les versions actuelles.

Deux personnes sur un canapé, l’une parlant pendant que l’autre écoute

Le cercle de pairs

Deux ou trois personnes, une fois entre les séances, pendant une trentaine de minutes, en ligne ou en personne.

Rôles

Animation
Garde le temps et ouvre avec la question de pairs de la séance.
Personne qui parle
Parle jusqu’à cinq minutes de son expérience, sans être interrompue.
Personnes qui écoutent
Redisent ce qu’elles ont entendu avant de poser quoi que ce soit, selon la règle de la séance 4 : une phrase qui commence par « Ce que j’ai entendu, c’est... »

Minutage

  1. 2 min Arriver, et la personne qui anime lit la question de pairs.
  2. 5 min chacun Chaque personne parle pendant que les autres écoutent.
  3. 3 min chacun Les personnes qui écoutent redisent, puis posent une question si la personne qui a parlé le souhaite.
  4. 5 min Ensemble, nommer un thème à rapporter au groupe, sans aucun nom.

Confidentialité. Ce qui est dit dans le cercle reste dans le cercle, sauf si quelqu’un est peut-être en grave danger. Dans ce cas, la personne qui l’a entendu le dit, et demande qui peut aider. Seul le thème anonyme en sort, et seulement si tout le monde est d’accord.

Garder un cadre sûr

  • On peut passer son tour à tout moment. Personne n’est obligé de parler pendant les cinq minutes.
  • Les personnes qui écoutent ne donnent aucun conseil, sauf si on leur en demande.
  • Ne te mets pas en binôme avec une personne que tu encadres ou qui t’encadre.
  • Si quelqu’un est bouleversé, arrête-toi, demande-lui ce dont il a besoin, et utilise les voies de soutien du groupe.
  • Choisis une expérimentation modeste, dont on peut parler sans risque.

Rapporter un thème. Au début de la séance suivante, chaque cercle peut proposer son thème en une phrase, pour que tout le groupe en tire quelque chose. Personne ne se voit demander de quelle expérience il vient.

Si ton groupe pratique déjà l’apprentissage entre pairs, utilise ton propre format et garde la règle de la reformulation et la règle de confidentialité.

Ton journal de terrain

Un endroit privé pour réfléchir, avant et après une conversation difficile.

Il reste sur cet appareil et rien n’est envoyé nulle part. Laisse de côté les noms et les détails concernant toute autre personne, y compris les personnes avec qui ou pour qui tu travailles. Si quelqu’un d’autre peut voir ton appareil, coche la case ordinateur partagé ou écris sur papier.

pour un carnet ou un mur.

Trois personnes debout ensemble, les yeux fermés, tenant chacune une bougie allumée

Prendre soin

La colère, la peur et l’épuisement sont normaux dans ce travail, tout comme le deuil d’un avenir que nous espérions. Ces séances ne remplacent pas une thérapie. Si ces émotions pèsent sur toi, tu n’as pas à les porter sans soutien : tourne-toi vers une personne de confiance, comme un ami, un collègue, un médecin ou un conseiller psychologique. Si une personne est en danger immédiat, contacte les services d’urgence locaux.